Bienvenue sur le site OCEF !

Jean Pierre Vilas directeur général

Je souhaite que ce nouveau canal de communication permette aux calédoniens de mieux connaitre une entreprise qui leur appartient et qui est à leur service depuis près de 50 ans.

Le rôle et les modalités de fonctionnement de l’OCEF font parfois l’objet de questionnements, voire de critiques. Les débats relatifs à ces questions reflètent souvent une méconnaissance de l’organisation actuelle des filières viandes et pommes de terre.

Dans ce contexte, on a pu assister ces derniers temps à des polémiques relayées par la presse sur l’utilité de l’OCEF, sur son monopole, etc…  D’aucuns pensent et affirment que le secteur privé serait bien plus efficace et qu’au bout du compte le consommateur serait le grand gagnant  de la disparition de l’OCEF, ou que l’importation est la solution pour satisfaire le consommateur calédonien, reléguant du coup nos éleveurs et agriculteurs au rôle de jardinier de la brousse! Je peux encore comprendre que des importateurs tiennent ce langage puisqu’ils défendent là leurs propres intérêts, mais malheureusement le cercle de nos détracteurs ne se limite pas à ces seuls importateurs.

Pour expliquer le sens des choses, la première règle est de regarder en arrière. On ne peut envisager de balayer d’un revers de main une organisation qui s’est structurée et développée sur une cinquantaine d’années sans essayer de comprendre ce qui a conduit à la mise en place de cette organisation et sans se demander si les problèmes ont véritablement changé.

L’OCEF a en effet été créé par le législateur en 1963 pour répondre à trois soucis principaux :

  • garantir un accès au marché principal de Nouméa à tous les éleveurs du territoire quels que soient leur éloignement de ce marché et la taille de leurs exploitations,
  • garantir au consommateur une viande saine et contrôlée,
  • garantir au consommateur un approvisionnement constant en viande de boucherie.

A mon sens, l’OCEF a parfaitement répondu à ces trois missions, en collectant les animaux sur l’ensemble du territoire jusqu’au fin fond des vallées les plus enclavées, en les traitant dans les meilleures conditions d’hygiène dans ses abattoirs aux normes internationales et en ravitaillant l’ensemble des professionnels sans rupture de stock significative, ajustant en permanence l’offre et la demande, par des compléments à l’importation si nécessaire.

Sur un petit marché de 250.000 habitants, penser qu’une multitude d’opérateurs privés fera mieux et moins cher tient donc plus du dogme que du réalisme économique. Il suffit pour s’en convaincre d’observer la situation des marchés des autres produits frais.

Toute entreprise pour être efficace a besoin d’atteindre une taille critique et, dans l’industrie de la viande particulièrement, cela se vérifie partout dans le monde.

« Casser » l’OCEF c’est donc accepter un approvisionnement chaotique du marché en quantité et en prix. C’est aussi prendre la responsabilité de condamner les éleveurs à disparaître, ce que nous pourrions amèrement regretter dans un avenir proche. Lorsque les marchés émergents capteront l’essentiel de  la production agroalimentaire mondiale, les petits marchés comme le nôtre seront condamnés à payer à des prix exorbitants des denrées que nous aurions pu continuer à produire chez nous.

Ceci n’est pas un scénario catastrophe, mais bien une réalité que l’on constate d’ores et déjà sur le marché international.

Ne nous lançons donc pas dans une aventure qui s’avérera désastreuse mais attachons nous à consolider et à améliorer l’existant.

Je l’affirme, l’OCEF reste « la » réponse aux besoins des éleveurs et des consommateurs.