Pourquoi l’OCEF ?

Parce que plusieurs centaines d’agriculteurs et d’éleveurs peuvent ainsi écouler harmonieusement leur production.

L’OCEF achète près de 2 milliards de francs de productions agricoles à plus de 600 éleveurs et producteurs.
Ainsi plus de 35 000 têtes sont directement prises en charge par les bétaillères de l’OCEF chez ces éleveurs, et ce avec une totale garantie de paiement qui intervient invariablement 15 jours après la prise en charge des animaux.
Tout éleveur, quelle que soit sa situation géographique, aux portes de Nouméa ou au fonds d’une vallée de la côte est ou du grand nord, a l’assurance d’écouler sa production, et ce à prix fixe. Aucun n’est ainsi pénalisé par son éloignement du marché du grand Nouméa.
L’ensemble des productions de pommes de terre et squashs est trié et calibré par l’OCEF pour leur assurer un débouché sur le marché local ou export.

Parce que les prix de vente de la viande et des pommes de terre sont ainsi restés relativement stables depuis plus de 10 ans.

Toutes les études récentes sur l’évolution du coût de la vie et les dernières enquêtes montrent que les produits gérés par l’OCEF sont ceux dont les prix au détail avaient le moins augmenté. En effet les prix aux producteurs et les tarifs de l’OCEF, réglementés par
le gouvernement, n’ont pratiquement pas évolué entre 1993 et 2010.

Parce que la qualité de la viande a pu ainsi se développer.

Grâce à une politique de prix incitative et au travail des éleveurs, plus de la moitié de la production de bœuf est aujourd’hui d’une très bonne qualité (= classe Extra ou A). La qualité de la viande locale, saine et naturelle, ne cesse de s’améliorer. Nous rappellerons que la Nouvelle-Calédonie a toujours été une terre d’élevage « au naturel » avec des animaux nourris exclusivement en plein air et à l’herbe.

Parce que 96%* de la population jugent qu’il est très important de produire de la viande locale tant pour le consommateur que pour l’économie de la Nouvelle-Calédonie en général.

L’OCEF abat et commercialise près de 4 000 tonnes de viande locale en équivalent carcasse. Ce sont donc 4 000 tonnes de production qui bénéficient directement à l’économie de la Nouvelle-Calédonie et induisent une véritable activité en brousse. C’est aussi la garantie d’une certaine indépendance alimentaire qui est un atout précieux pour une île comme la nôtre dans un contexte de mondialisation effrénée. En effet nul ne peut anticiper les problèmes d’approvisionnement en produit alimentaire que connaitra le monde à moyen terme. L’apparition de nouveaux consommateurs dans les grands pays  émergents crée d’ores et déjà des tensions sur les prix et la disponibilité des produits alimentaires. Nous en avons eu un exemple il y a 3 ans avec la pénurie de riz et de céréales. Ainsi, nul ne peut aujourd’hui garantir que nous trouverons demain sur les marchés étrangers les viandes qui nous seront nécessaires, ou sinon à des prix exorbitants. Il y a donc un véritable enjeu stratégique à conserver et à relancer notre propre production de viandes.

Parce que la viande locale en Nouvelle-Calédonie est jugée de bonne qualité.

C’est la reconnaissance du travail des éleveurs relayé et valorisé par l’OCEF. La viande locale a une image de produit sain et qualitatif, avec une traçabilité assurée par l’OCEF. Le consommateur a donc un rapport de confiance avec la viande locale.

Parce que 87%* de la population connaissent l’OCEF et en ont une bonne image.

C’est le signe de la confiance et de la reconnaissance des consommateurs vis-à-vis d’une entreprise à leur service depuis bientôt 50 ans. « Garantir et servir » n’est pas qu’une devise mais le quotidien de l’OCEF toujours à l’écoute des producteurs et des consommateurs.

Parce que 56%* de la population achèteraient davantage une viande labellisée par l’OCEF qu’une viande non certifiée.

La qualité et le sérieux du travail effectué par l’OCEF sont reconnus et nous devrons  engager une réflexion pour que les viandes de qualité soient mieux identifiées à l’étal. Des signes de qualité pourraient ainsi être créés en collaboration avec l’interprofession viandes,
pour mieux valoriser le travail des éleveurs et s’engager sur une « garantie satisfaction » auprès des consommateurs.

Parce que cette organisation de marché originale a permis de maintenir des filières agricoles et professionnelles essentielles au rééquilibrage économique du territoire.

L’intervention d’un opérateur unique, de surcroît public et dont l’objectif n’est donc pas le profit mais le service, a permis le développement des productions locales de viandes et de pommes de terre en leur offrant des garanties de débouché et en les préservant de la concurrence de l’importation.
Ce système séduit par exemple nos voisins polynésiens qui ont d’extrêmes difficultés à écouler leurs productions et qui n’ont pu bâtir une véritable filière viandes (absence d’ateliers de découpe, manque de boucheries, pénuries fréquentes…).

Parce que l’OCEF garantit l’application de normes aux standards internationaux.

Depuis 25 ans l’OCEF s’est doté des outils les plus performants (abattoirs aux normes européennes – stations de tri et conditionnement) pour traiter la production locale. Ces outils font régulièrement l’objet de remises à niveau techniques. Le personnel est fréquemment formé aux métiers de la viande et à l’hygiène. Un service qualité effectue en permanence des contrôles pour s’assurer que les process de traitement sont respectés et  que l’hygiène des locaux, des outils de travail et des produits finis est assurée. C’est à ce prix qu’une garantie sanitaire peut être apportée au consommateur. Pour nos squashs, nous faisons appel aux services d’un contrôleur qualité indépendant qui certifie la qualité du tri. Quant à elles, nos pommes de terre sont triées selon des normes strictes et conformes aux standards internationaux. « Garantir et servir » n’est donc pas une simple devise, mais le quotidien de l’ensemble du personnel de l’OCEF !

Parce que l’OCEF régule et garantit l’approvisionnement de ses marchés en quantité et en qualité.

Depuis bientôt 50 ans, l’OCEF assure l’approvisionnement du marché en écoulant prioritairement la production locale et en complétant lorsque c’est nécessaire par des produits importés principalement de chez nos voisins Néo-Zélandais et Australiens. Ainsi la Nouvelle-Calédonie n’a jamais connu de pénurie globale de viandes ou pommes de terre depuis que l’OCEF gère ces filières. Par ailleurs l’OCEF importe toujours des marchandises de la meilleure qualité afin de garantir la satisfaction du consommateur. L’OCEF ne privilégie ainsi pas le profit mais le service !

* Sondage Omniscope sur un échantillon représentatif de 900 personnes – avril 2010